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Qu’est-ce que l’homme ? Qu’est-ce que vivre ? Qu’est-ce qui possède un sens ? Qu’est-ce que le sens ? Qu’est-ce qui est vrai ? Quelles sont nos propres vérités ?
Et qui est cet être obscur, cet éternel étranger, ce grand solitaire, cette masse informe, cette substance étrange qui remplit chaque âme ? Qui est-il, cet individu, pour lui-même, quelle est sa nature, quelle est la justification de son existence ?
L’humain cherche à comprendre les choses qui l’entourent et ce regard (son regard) qui observe le monde. Il est cette créature qui, dans les flots de l’incertitude, tantôt coule, tantôt émerge, et il a soif de révélation. Ce sont les mystères qui flottent autour d’elle, les mystères de l’univers, qu’elle désire pénétrer, et c’est la réalité en elle : l’indicible, l’infiniment lointain, qu’elle entend approcher, dévoiler et exprimer – l’être aspire à connaître et à se connaître, à révéler et à se révéler à ses yeux.
Afin de ne pas sombrer totalement dans l’absurde, l’homme s’essaie à l’enseignement : il tâche d’enseigner à lui-même la vie avant de la perdre… avant que, selon les mots d’Edgar Morin1, son « moi », son « je », son « identité » ne « meur[e] vraiment et radicalement ».
Mais alors, qu’est-ce que la vie ? – Une célèbre question. Une question plurielle, infinie… Une interrogation, avec un « point » à la fin, certes, mais qui constitue également une chance : celle d’être en mesure de se la poser.
- Edgar Morin, Dialogue sur la connaissance (Coll. l’Aube poche essai, Éditions de l’Aube, 2011), 66.
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