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1. Probes ouvertures.
Le propos n’est pas moins lourd de conséquences que bien établi. L’homme de recherche doit l’honnêteté à son milieu mais d’abord à soi-même, et il ne se satisfait point en des cercles si réduits ; après un médiocre départ, il forme des ouvertures pour le peuple. Ces organes qui prétendent l’inverse, combien ils marchent peu dans cette voie scientifique, combien leurs élans comme leurs desseins s’écartent de la physiologie saine ; qu’ils ignorent le monde, et les trouvailles toujours superbes ! qu’ils méprisent tout ensemble leur capacité d’invention et ses naturelles et délicieuses joies ! Ô infortune de ces arrogances si maigres dans les preuves ! Et, ô vous les rares ! mais aussi fragiles dans leurs publications que le reste travaille à s’en prémunir !
2. Par l’esprit et par le cœur.
Nous ne gagnons la vérité par l’esprit, encore moins par le cœur. Leur fierté pose sur des images du temps, de l’espace, de chiffres, mais elle ne sait concevoir que ses impressions appuient sur des rêves très nébuleux. Et voilà comment des audaces veulent exiger pour toutes leurs créances individuelles un empire et une gloire universelle. Les principes ne se rangent dans cette classe d’objets en laquelle on croit si bien sentir. Après cela, que l’on cherche ce que peut donner la Religion par sentiment du cœur.
3. Les enfants de Zarathoustra.
Étonnez vos farouches vigilances, et déployez la surface de vos zèles ! que les protecteurs de la logique s’aiguillonnent dans l’étendue de vos alarmes, pour vaincre en une seule bataille tant de fermes obstinations. Entreprenez dans les villes et les campagnes, multipliez-y vos soins ; et qu’on découvrent les cachettes de l’assaillant des libres opinions. Nous les volontés superbes, les enfants de Zarathoustra, nous sommes ces jambes radieuses par-delà le Bien et le Mal ; et quelle que soit l’aigreur, quelle que soit la rudesse, quel que soit le venin épandu sur la couche de notre géniteur, combien nos soupirs enflent, parmi nos ballades, pour ce dégoût si ordinaire à l’égard d’un Exemple si sain.
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