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1. Persistance de la vanité.
Dévotieux se trompant de réel, savants éblouis par leur propres moyens, bohème confondue dans les toiles subjectives… créances véreuses, failles méthodologiques, référentiels absurdes ; l’humain consiste dans un plaisant ou cruel tour, un inexplicable transport, une pseudo-science taquine et roublarde dont le rire se distend ! Et une chose, particulière à son astuce, le fait sans doute durer « par-delà » ses paisibles et sauvages riverains, les bêtes communes : une joliesse, une démarche, une persistance généreuse de ses vanités insignes.
2. Persécuteur et proie.
Il faut atteindre non pas les dignités, mais le bâton de la folie, lequel, en passant, les taraude et les font aveugles à leur propre lumière. Cet empire détestable, s’opposant aux voluptés de l’instruction, voilà le persécuteur, et voilà notre proie.
3. Saintes morsures.
Gagnons la source des crimes et des injures perpétrés sur l’animal. « Voyez les machines », dit l’un ; « admirez la figure divine en l’homme », ajoute le second. Si l’on abhorre et ouvre les chairs innocentes, notre orgueil détient la raison ; si le barbare heurte ces dignités voisines et les fractionne, l’image surnaturelle l’innocente et le cache. Mais ne condamnons pas les enfants, la jeunesse de leurs réflexions emporte leurs doigts noueux ; ne méprisons pas nos frères, l’insouciance si pure de leur « âme » et leur dédain pour l’origine des espèces embrase leur fougue et décident leurs morsures. Dans les rayons immobiles, on s’exalte, on se balance, et l’on se saisit de son pain et de son vin ; et l’on croit ses réjouissances offertes sans abus ni cruauté. Juste ciel ! rien ne surpasse la honte que nous donne ces apprêts de beuveries ; et rien ne nous console davantage que les brusques offenses, que les coups de bâton amenés à tous ces credo fallacieux et perfides.
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