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Les ressources s’épuisent, la croissance actuelle est intenable, eh bien ! cessez donc, vous, les pauvres, la vôtre !
La Nature hurle. Rabaissée, piétinée, maltraitée comme jamais, elle se débat comme un possédé que l’on s’acharne à déposséder. Le fauve attaque avec fureur sa proie, mais sait-il, le pauvre, que quand il n’y aura plus de victime, il n’y aura plus de prédateurs ?
Ah ! une prospérité qui se nourrit de pillage et de destruction, quelle richesse pauvre ! Et quelle misère que d’éprouver la douleur de ce coeur planétaire agonisant, qui, privé de ses biens, de ses charmes, de sa sève, de son sang, de sa vitalité, se débat contre sa maladie, contre ces vagues de démons fondant sur lui, – contre ces êtres qui jubilent et croient prospérer. Quel malheur que d’apercevoir, à travers les yeux de la lucidité, cet organe, notre propre organe, s’essoufflant et se consumant lentement dans le feu de l’indifférence et de la folie humaine. Ah ! que ces conditions sont insupportables à l’oeil qui entend et au coeur qui se bat !
On bâillonne la Nature, on la ligote. On crache sur ses spectacles et sur sa magnificence. On dilapide ses richesses, on souille sa robe pure, – on viole ses beautés.
Continuez donc, vous, les riches, aveugles et sadiques, puisque vous en avez le droit , puisque vous vous êtes arrogé bien des choses : tant de pouvoir et de privilèges ! – à l’exploiter… à la lapider !
Continue donc, homo sapiens, en homme moderne que tu es devenu, en halluciné que tu es, à ne voir de cette Terre que ton vaste supermarché, que ce marché mondial – détraqué –, que ton plus gros billet de banque, qu’un lieu idéal pour tes plaisirs les plus vils…
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