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Âmes, employez-vous bien le langage de la Vérité ?
Empruntez-vous avec soin les sentiers de la Clarté ?
Un instant change l’humeur des évènements
Qui dispensent leurs gifles plutôt que leurs empressements.
Mais peu importe entend-on, car les lois sont les lois,
Et elles soumettent, quels que soient les émois.
Mais toi, esprit altier, courras-tu sous le joug,
Et baiseras-tu ses pieds tel un étrange joujou ?
Te souviendras-tu que ta grandeur t’incite,
Dans les plus grands tourments à rejeter l’invite ?
Sentiras-tu que s’il doit y avoir un vaincu,
Tu ne saurais sans combattre souffrir d’être battu ?
Tu n’ignores point, tu le pressens, que les vaillants coeurs produisent leur acier
Et qu’il leur est impossible de fléchir sans guerroyer.
Ne sois donc pas surpris si en te voyant
Ma compréhension étonnée est devant le semblant.
Car elle te connaît trop bien, elle sent ta nature ;
Et en t’apercevant ainsi, elle éprouve l’imposture.
Va donc si tu le désires, poursuis ton chemin,
Mon affection, elle, t’enveloppera au loin ;
Avec constance, elle espérera ton éveil :
Sans lui peut-on reconnaître les merveilles ?
Le soulagement d’une âme demande parfois si peu,
Une éclaircie, une teinte douce… quel enjeu !
Inverser la bride et saisir le destin,
Est-il autre remède pour un si grand festin ?
Si à mes yeux un tel spectacle paraissait,
Quelle joie jaillirait pour un tel coup d’essai !
La course des existences attend ses guerriers :
Ces vivants, ces artistes, et tous ces lauriers.
Et c’est heureux : ce genre d’espérance,
Dans certains esprits suffit pour insuffler la chance…
Suffit pour insuffler… la vie.
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