1. E = mc2.
L’éducateur déployait son activité en vue d’encourager son élève, de soutenir, ainsi qu’une colonne séparant tout le bâtiment de la terrible implosion, l’ensemble de la structure, la destinée, la volonté d’un talent manifeste. Le maître, au sein d’une persévérance louable, essayait de canaliser les flots de pensées noires qui à l’intérieur de la demeure ne cessaient de s’accumuler, d’obscurcir les lieux, d’enfumer les pièces, comme on tente d’amener les eaux de l’impétueuse rivière à la roue du digne moulin ou aux cultures supérieures, et ne s’éloignait de son apprenti que rarement, à contre-coeur ; et encore qu’il sût parfaitement qu’avec de nobles et vastes intentions on reste souvent impuissant devant des humeurs pareilles, des troubles, des vapeurs, des assaillants de ce type, il ne sous-estimait cependant les forces de l’écoute comme de la motivation, celles de la main secourable, et conversait, et édifiait sans relâche la personnalité tant fragile, tant prometteuse sur elle-même. Ainsi, si une oreille attentive était passée près de l’un de leurs nombreux entretiens par le fait d’un hasard, elle eût pu percevoir, parmi les multiples traits prodigués au malade par l’aimable et robuste soignant, celui que voici : « Mon ami, ta taille modeste et ta masse faible ne devraient pas te faire perdre le souvenir des lois physiques : l’énergie latente en une quantité infime de matière, la puissance mugissante en tout point de l’espace — la Fureur créatrice en ta propre conscience ! »
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