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Les sociétés, utilisant la « règle » pour tracer leur plans, le conformisme et la grande indolence pour huiler ses rouages, ses méchanismes et ses « machines » — pour bâtir leurs propres structures sociales, fonder leurs « membres », leur corps —, répandent cette vapeur anesthésiante composée d’« extraits » de prolétarisation, d’oisiveté et de bassesse.
C’est ainsi qu’une atmosphère idéale pour la « grande dépression », pour le nihilisme dévastateur, émerge, que les conditions « atmosphériques » pour un grand mal apparaissent.
Le remède ? — La gaieté d’esprit, afin de lutter contre l’affaiblissement des forces de vie ; la volonté cyclopéenne, qui confère l’énergie essentielle à la contribution, à une existence haute ; et une mission, en vue de désarçonner la question du sens.
Mais au lieu de ces nobles « préparations », de ces émanations bénéfiques et de leurs senteurs délicates, vitales même, s’échappent de nos monstrueuses fabriques ces exhalaisons toxiques, ces odeurs fétides, — cette fumée puante et destructrice.
Qu’est-il arrivé à nos cultures innocentes, à nos civilisations insouciantes, inconscientes ? — Elles sont tombées malades et tremblent d’effroi : ces créatures fragiles ont pris froid et subissent désormais, la nuit comme le jour, les terribles quintes. Mais elles se couvrent la tête, les précausionneuses !… À peu près partout on découvre des nuages sinistres recouvrant les crânes !…
Toujours est-il que nous autres avons le nez nécessaire ! l’organe adéquat ! Pour, avec une application constante, rechercher la sublime odeur, le noble parfum ! Nous avons l’odorat fin, et de bonnes jambes aussi : notre anatomie et notre physiologie, nos organes et nos fonctions, nous permettent de détecter et d’échapper aux effrayantes vapeurs, — à la ténacité de l’Effluve !…
Nous autres esprits fortunés, nous disposons de membres inférieurs distingués ! et savons, lorsque la situation le requiert, jouer des guiboles — nous bénéficions alors de nos jambes fines et perspicaces : nous jouons des flûtes ! nous nous éloignons rapidement en dansant ! Et de nos flûtes altières qui ont du flair, nous en sommes enchantés !
Belles et heureuses gambettes ! lorsque le gaz méphitique aspire à vous caresser et à vous envelopper par le moyen de sa basse essence ; lorqu’il entreprend sa sournoise approche, lorqu’il évolue en se donnant des airs, sous le voile des apparences : agitez vos oreilles ! déployez votre nez !… Élancez-vous ! élevez-vous ! fuyez !… Osez et devenez nuée éthérée… âmes qui inspirent… — esprits libérés !
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