Qui se veut fort connaître
pénètre la nature,
et, dans la quintessence,
parmi tous les secrets,
disposé sur le fond,
aperçoit un reflet :
reconnaît l’origine,
sa pure identité,
sa sublime substance.
De la valeur éclatante du fond de rayonnement fossile
J’éteins toutes les lampes,
mais encore tu m’éclaires ;
sur le noir de mes yeux,
ta lueur se dépose ;
tu as percé la brume,
et embrassé ta voie :
Voix toute lumineuse,
fond de rayonnement,
en prodiguant tes traces,
de ton présent cosmique
tu inondes mes nuits
et baigne ma conscience.
Photons infatigables,
grands voyageurs célestes,
dévoilez vos aspects,
montrez-moi le passé !
révélez le lointain
se trouvant à côté :
l’univers magnifique,
ce vieil homme sans âge,
cet honorable sage,
aux multiples visages !
Les pigments, les pixels,
les rides et les ondes,
toujours dansent auprès d’elles ;
mais ces âmes indolentes,
ne savent contempler
ni bien saisir les traits.
Elle ne prend pas le temps,
cette petite folle,
dans le vaste miroir,
la surface parfaite,
de bien se regarder —
de bien se retrouver.
Courant en la démence,
l’évidence elle ignore :
la nature n’égare —
c’est la folie qui perd.
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